Test | Xenoblade Chronicles – Univers Natendo

Xenoblade Chronicles Definitive Edition

Sorti d’abord en 2010 sur Wii, Xenoblade Chronicles se dote d’une definitive edition pour ses 10 sur Switch. Cette nouvelle version permet-elle d’embellir la réputation déjà radieuse de ce classique du Jrpg ? Réponse dans ce Test !

Test réalisé en 2021

Synopsis

Deux titans. Bionis et Mékonis. Seules terres du monde de Xenoblade Chronicles. Sur le premier se trouvent les espèces ayant pour source de vie l’Ether. Des civilisations intelligentes d’Homz, de Nopons et d’Hayenthes mais aussi de nombreuses créatures hostiles. Sur l’autre, une multitude de Mékons, des êtres robotiques de toutes tailles et allures. La paix ne pouvait tenir entre les deux titans et les Mékons menacent alors la vie sur Bionis. Armé de Monado, seule épée véritablement  capable de terrasser les Mékons, Dunban et ses compagnons de guerres réussissent à repousser leurs attaques incessantes pour un temps. Mais, gravement blessé par la puissance incontrôlée de son épée, Dunban s’est juré ne plus jamais tenir la Monado entre ses mains, laissant les Homz sans réelle protection…

Shulk est un jeune garçon, orphelin de la colonie 9, fasciné depuis toujours par cette épée écarlate. Alors qu’il était tranquillement installé sur un banc, en compagnie de son amie d’enfance Fiora (la sœur de Dunban), une nouvelle attaque des Mékons survient à la colonie. Dunban ne pouvant utiliser la Monado, Shulk empoigne l’arme, sans se soucier du danger qu’elle représente, pour sauver ses amis. Il se révèle être encore plus capable de la manier et arrive même à visionner le futur (rien que ça !). Mais les Mékons ont développés de nouvelles versions appelées « Facias » et qui résistent bien mieux à Monado. La bataille est loin d’être gagnée, les pertes sont lourdes et Shulk se lance dans une quête de vengeance envers le responsable de cette attaque…

Environnements

Au fil de notre aventure, nous sommes amenés à découvrir de très nombreux environnements. Leur particularité, par rapports aux jeux à mondes ouverts habituels, se trouve dans leur échelle. Ils sont immensément grands, démesurés et s’étalent à perte de vue. Ils sont également très variés, et plutôt originaux. En effet, ici, pas de montagnes en arrière-plan pour « augmenter visuellement » l’échelle de l’environnement. Seulement des parties d’une des deux entités titanesques que sont Mékonis et Bionis. Ainsi il n’est pas étrange de visualiser des terres au-dessus de nous, ou de se balader dans un environnement spongieux rappelant les entrailles d’un être vivant.

Premier point fort donc pour ce Xenoblade Chronicles, qui malgré sa faible résolution d’image, arrive à retranscrire merveilleusement l’univers qui le défini. S’il est parfois difficile de savoir sur quelle partie de Bionis ou Mékonis on se trouve, l’ensemble reste tout de même cohérent, et jamais je ne me suis senti en dehors du décor. Cependant, tout n’est pas rose au pays du chocolat (ça ne veut rien dire mais je trouvais ça bien, alors je l’ai mis là, pour faire genre). En effet, ces immenses territoires m’ont parfois surpris à être vide d’intérêt. Plusieurs fois dans mon aventure, je me suis retrouvé à bêtement courir dans une direction, pour me rendre d’un point à un autre. Profiter du paysage ne m’a pas suffi ici, contrairement à Breath of the Wild par exemple. Moins coloré, plus sombre et peut-être plus terne, l’ambiance dégagée ne m’a pas donnée l’envie de découvrir tous les recoins de ce monde immense. Certainement que les mouvements très limités de notre personnage (avancer et sauter) n’aident pas à trouver la volonté d’explorer. Cependant, tout n’est pas si noir, et il existe bien quelques raisons supplémentaires qui pourraient bien vous donner envie de braver le froid, le chaud ou la pluie pour explorer quelques recoins supplémentaires de Bionis ou Mékonis.

Sociogramme

Cette aventure d’envergure gargantuesque est également l’occasion de rencontrer de nombreux personnages, avec lesquels nos héros de départ se liront d’amitié et créeront des liens forts. Nos actions, nos dialogues, nos combats, nos quêtes détermineront les liens d’entente entre tous les protagonistes du jeu, dans un sociogramme. Une sorte d’arbre reliant les personnages entre eux en fonction de leurs affinités respectives. Faute de temps lors de mon aventure sur la chaine, qui m’a tout de même pris plus d’un an à terminer, je n’ai pas approfondi cet aspect plus que ça. MAIS. La démarche est innovante est très aboutie. Réaliser des quêtes, parler aux PNJ, a nos alliés, combattre a leurs côtés… En fait presque tout influence le sociogramme. Et pas forcément pour le mieux. Certaines de nos actions peuvent faire baisser le niveau d’entente entre certains protagonistes (et inversement) ce qui peut avoir une influence sur l’accès à certaines quêtes ou complètement empêcher l’accès à certaines « rencontres ». J’entends ici un aspect du jeu supplémentaire. En effet, lors de notre aventure, nous verrons souvent un icône de rencontre, nous invitant à découvrir un dialogue, un moment de vie, un échange entre des personnages de notre groupe dont le niveau d’entente est suffisamment haut. Ce sociogramme est donc au cœur des relations entre les personnages, nous permettant d’en découvrir plus sur les protagonistes de cet univers mystérieux.

Quêtes

Un univers empli de quêtes secondaires. Parfois il faudra aller ramasser certains objets, dont l’obtention est parfois aléatoire, tantôt il sera question de terrasser certains ennemis, ou sinon d’aller parler à quelqu’un ou retrouver une personne disparue. Les tâches ne manquent pas, mais au milieu de toutes ces quêtes à la saveur amère de remplissage, se trouve la quête de reconstruction de la colonie 6. Une quête longue, qui s’avère fructueuse à chaque étape de complétion, que ce soit l’apparition de bâtiments (différents magasins), de nouveaux objets exclusifs, des réductions ou l’apparition de nouveaux individus. Une quête disponible relativement tôt dans la partie, nous permettant de la compléter au cours des quêtes principales, facilitant son intégration à l’aventure. Une aventure qui m’a tenue en haleine tout du long. Passionnante par sa narration mystérieuse, ses nombreux rebondissements, ses personnages complexes et travaillés. Un voyage épique racontant les multiples péripéties de nos héros charismatiques aux capacités multiples.

Combats

Partie intégrante des J-RPG, les combats ici sont assez particuliers. Loin du combat au tour par tour d’un RPG classique, celui-ci se déroule en temps réel. Notre personnage principal, accompagné par deux alliés de son groupe, peut attaquer les ennemis à proximité. Soit en fonçant dans le tas, soit en l’attirant à distance pour l’éloigner des autres monstres. Car une attaque de plusieurs monstres en simultané augmente les risques, vous l’aurez compris. Parfois, il sera préférable de réfléchir avant de bouger, ou d’attaquer. Les monstres ne vous agresseront que dans certains cas. S’ils vous voient pour la plupart, si vous utilisez vos attaques pour d’autres, si vous faites trop de bruit, etc. Une façon de laisser le joueur s’attaquer à qui il veut, quant il veut, tout en imposant une certaine oppression dans son environnement. Mais parlons des combats en eux-mêmes. Notre personnage principal, Shulk ou l’un de ses alliés, réalise automatiquement des attaques à l’ennemi ciblé. Ces attaques permettent de charger les « Arts » du personnage. Des compétences supplémentaires que le joueur peut enchainer pour réaliser encore plus de dégâts, ou les combiner avec celle de ses alliés pour achever un ennemi déstabilisé ou étourdi. Des compétences qu’il faudra utiliser en fonction de la position du personnage par rapport au monstre, demandant aussi au joueur de réfléchir à son positionnement lors des combats. La difficulté de ces derniers est alors bien plus grande au fur et à mesure de la progression, devenant plus nombreux, plus agressifs, plus résistants et plus dangereux. Bref, la tâche n’est pas aisée et demande parfois même de la patience, et il ne faut pas hésiter à revenir sur ses pas éliminer quelques monstres supplémentaires pour être à un niveau suffisant.

Graphismes & Musiques

Avant de conclure, j’aimerais m’attaquer à l’aspect technique du jeu, histoire de ne pas laisser passer l’un de ses plus gros points forts et faibles de côté. Parlons d’abord de ce qui fâche. Même si les environnements son époustouflants dans leur grandeur, l’image reste de piètre qualité, les jeux de lumières sont tout de même assez pauvres et l’aliasing est très présent. J’ai senti également dans la rigidité des déplacements ou dans l’animation inégale des personnages lors des cinématiques, l’ancienneté du titre. Alors oui, le travail sur ce remaster est immense mais n’est pas exempt de défaut. Un compromis tout de même acceptable vu l’ampleur du titre et les capacités de la Switch. La fluidité est là et l’immersion tout de même bien présente malgré les deux trois imperfections qui nous en font sortir de temps à autre. Une immersion par ailleurs renforcée par la sublime bande sonore du jeu. Porté par les notes mélodieuses et reposantes en exploration ou par une musique parfois même trop hard lors des combats, la bande originale de ce Xenoblade reste parmi mes préférées encore à ce jour.

Conclusion

Xenoblade Chronicles Definitive Edition est donc un jeu extrêmement qualitatif, tiré par le bas par quelques défauts intrinsèques à la Switch et à la date de sortie originale du jeu. Défauts largement compensés, voire oubliés, par l’histoire palpitante que raconte Xenobalde Chronicles ; par l’épopée que le jeu nous fait vivre, par l’expérience des rencontres proposées entre les personnages. Une aventure inoubliable qui pose les bases de l’une de mes franchises désormais préférées.

Cette Definitive Edition a été l’occasion pour les développeurs d’ajouter une aventure inédite, intitulée Future Connected. J’ai été très intrigué par cet ajout, et je me suis laissé emporter par mes envies. Le titre aguicheur m’a fait penser à un lien possible entre ce Xenoblade et sa suite Xenoblade Chronicles 2. Que nenni. Il s’agit en réalité d’une histoire bonus, se déroulant 1 an après la fin de Xenoblade Chronicles (à faire après donc), mettant l’accent sur la relation entre Shulk et Mélia, avec un système de combat légèrement différent, perdant au passage de la profondeur… Un gout un peu amer pour cette aventure supplémentaire, qui n’est pas à la hauteur du jeu principal. Une ribambelle de personnages inexplicablement absents au profit d’autres protagonistes un peu plats, auxquels nous n’avons ni réellement l’envie de s’attacher, ni vraiment le temps de le faire. En bref un bonus qui ne restera pas vraiment dans les mémoires, mais qui reste suffisamment intéressant pour valoir la peine d’être joué, bien qu’il fasse pâle figure face au reste du jeu.

18/20

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